France
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Madeleine Pauliac était une médecin française, résistante et officier de santé, qui organisa des missions de secours et de rapatriement en Pologne après la Seconde Guerre mondiale.
Madeleine Pauliac est née le 17 septembre 1912 à Villeneuve-sur-Lot, en France. Elle a étudié la médecine à Paris et est devenue docteure en 1939. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle travaillait à l’Hôpital des Enfants-Malades, à Paris, où elle s’était spécialisée en pédiatrie.
Pendant l’Occupation allemande, Pauliac met ses compétences médicales au service de la Résistance. Tout en poursuivant son travail à l’hôpital, elle aide à approvisionner des groupes de maquisards et porte assistance à des parachutistes alliés. En août 1944, elle participe à la libération de Paris. Elle rejoint ensuite le service de santé de la 2e division blindée française lors des combats dans les Vosges et en Alsace. Son engagement au sein des Forces françaises de l’intérieur est officiellement reconnu le 30 novembre 1944, lorsqu’elle reçoit le grade de lieutenant dans le service de santé des armées.
Au début de l’année 1945, le général de Gaulle confie à Pauliac une mission médicale liée au rapatriement des Français retenus dans les territoires passés sous contrôle de l’Armée rouge. Le 26 février 1945, elle est affectée en Pologne. Après un passage par Moscou, elle est nommée médecin-cheffe de l’hôpital français de Varsovie le 20 avril 1945. Elle y arrive le 2 mai et prend en charge une petite structure médicale installée dans une ville dévastée. L’hôpital compte d’abord quinze lits, mais accueille parfois jusqu’à 85 patients. Pauliac soigne le typhus, la tuberculose, la gale, les maladies liées à la malnutrition, les blessures et les traumatismes psychologiques.
Sa mission ne se limite pas aux soins hospitaliers. Elle se rend notamment à Majdanek, Toruń, Gdańsk et Gdynia, et rédige des rapports sur la situation des prisonniers, des déportés et des civils. Le 8 mai 1945, elle apprend la fin de la guerre alors qu’elle se trouve à Majdanek.
En juillet 1945, Pauliac est rejointe à Varsovie par l’unité mobile n° 1 de la Croix-Rouge française, connue sous le nom d’Escadron bleu. Elle dirige ses missions à travers la Pologne et parfois jusqu’en Union soviétique. En trois mois et demi, l’unité réalise plus de 200 expéditions pour retrouver, soigner et évacuer des prisonniers, déportés et réfugiés français, parmi lesquels des Alsaciens incorporés de force dans l’armée allemande et retenus au camp de Tambov.
Pauliac soigne également, dans la discrétion, des religieuses polonaises victimes de violences sexuelles pendant la guerre et organise l’évacuation d’enfants nés dans ces circonstances. Elle meurt le 13 février 1946 dans un accident de la route près de Sochaczew, à l’ouest de Varsovie. Elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, reçoit la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et est reconnue “Morte pour la France”.