France / Histoire

Les combats de Chambois


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Chambois constitue le verrou de la poche de Falaise. La jonction réalisée le 19 août 1944 dans le village par les troupes américaines et polonaises marquent la fermeture de la poche de Falaise et annonce la fin de la bataille de Normandie.

Dans l’Orne, organisé autour de son donjon médiéval du 12e siècle, Chambois est au cœur de la bataille de Normandie. C’est entre Trun et Chambois que le Général Montgomery a donné l’ordre le 16 août 1944 de refermer la poche de Falaise sur ce qu’il reste de la 7e armée allemande. Dans le même temps, le repli général des armées allemandes sur la Seine a été ordonné par le Haut-Commandement. Les Américains de la 90e division d’infanterie sont alors à 5km de Chambois, les Polonais de la 1re DB, 25km plus au nord. Tandis que les Allemands résistent à la poussée américaine pour maintenir une brèche ouverte, les Polonais du 10e régiment de Dragon et du 24e régiment lanciers progressent rapidement. Le 17 août les deux armées alliées ne sont plus qu’à 9km l’une de l’autre, formant le goulet d’étranglement d’une poche de 32km sur 16km et dans laquelle près de 100 000 Allemands se retrouvent piégés.

Le 19 les blindés du groupement tactique polonais du colonel Zgorzelski se sont hissés sur la colline du Mont Ormel qui domine les abords de Chambois avant de prendre le village. Dans la soirée les Américains du 2e bataillon du 359e régiment de la 90e division d’infanterie, auxquels s’est joint la 2e DB du général Leclerc, conjuguent leurs efforts et effectuent leur jonction avec les Polonais et les Canadiens arrivés dans le centre du bourg. Chambois est prises, mais la poche n’est pas pour autant fermée.

Durant trois jours de combats intenses autour Trun, Saint-Lambert, Chambois, Coudehard et Tournai, les Allemands tentent de fuir par tous les chemins possibles, brisant l’encerclement en cours en passant par Chambois.

45 000 d’entre eux parviennent à s’échapper en direction de la Seine. 10 000 hommes Allemands sont tués, 50 000 autres sont faits prisonniers.

Le jour de sa libération Chambois est entièrement dévastée avec une vision de cauchemar qui restera durablement attaché à ce lieu de carnage.

2, Rue des Polonais,​​ Gouffern-en-Auge, 61160